31 mars-1er et 2 avril 2017 « les herbes folles » cinéma l’horloge de Meximieux

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Journées dédiées à l’environnement et l’écologie avec une superbe programmation voir ci dessous ou sur le lien du CINEMA L’HORLOGE de Meximieux

http://www.cinehorloge.fr/

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Agenda d’automne de la transition en Bugey 2016

Voici quelques infos à noter sur vos agendas, merci de nous aider à les compléter! (bugeyentransition@gmail.com) et bientôt le BULLETIN DE LA TRANSITION EN BUGEY!

Vendredi 21 octobre ATELIER 4 SAISONS des associations « tous land artistes » et « metis’sage »

4 dates à noter! 21 octobre , 21 février 2017, 21 avril ,  11 juillet

Envie de détente et de nature ? Envie de prendre soin de vous et de vous régaler avec les plantes !Les Journées d’ateliers nature des 4 saisons organisées par Foyer Rural de Ceyzérieu, sont pour vous !La première journée sur le thème de l’automne aura lieu vendredi 21 octobre : réservez dès maintenant !

Jeudi 27 octobre 18h salle 27 MAISON DES SOCIETES BELLEY

réunion de bilan des journées de la transition 2016 puis restaurant  à 19h30.

Samedi 29 octobre « Zyada, lecture musicale » 

à l’Arrosoir de Ceyzérieu en savoir plus sur http://www.entre-autres.org/

15 octobre- 15 novembre: Fête du Court métrage

Dans toute la France, en savoir plus sur   Anforéa  avec l’association entre-autres et Cinéfil

 Le 1er novembre 2016 à 15h /Clôture de saison au musée départemental du Revermont.

Profitez-en pour revoir l’exposition temporaire « Oser la biodiversité. Le patrimoine agricole du futur ?»Le verger du musée sera à l’honneur avec une visite commentée et la présentation des travaux de taille et de restructuration menés depuis 3 ans. Vous pourrez aussi déguster et comparer  diverses variétés et goûter le jus de pommes du verger.Merci de diffuser l’information à votre entourage.Au plaisir de vous accueillir. http://www.ain.fr/

Vendredi 4 et Samedi 5 novembre 2016 PORTES OUVERTES Bugey cote fermes :

dégustation, animations,  musique et  concours de  photos .. programme  sur ce lien: http://us11.campaign-archive2.com/?u=3e79da393548d462908e71e87&id=06f9fdc9ff

Samedi 12 novembre Gratiferia

à la Maison de pays- Champagne en Valromey en savoir plus sur  amapvalromey@gmail.com

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Mois de l’ESS avec Fourmilienne (Yenne – Petit Bugey)

– 12 novembre 20h la Conférence gesticulée « des déchets et des hommes »
-18 novembre le repas insolent (sur inscription voir lien)http://fourmilienne.fr/bienvenue-au-repas-insolent/
-23 novembre le film DEMAIN à Yenne
-28.11 cap sur l’économie circulaire (lien http://fourmilienne.fr/2811-cap-sur-leconomie-circulaire-les-circuits-courts-en-route-pour/)

En savoir plus sur la programmation sur: http://fourmilienne.fr/mois-de-less-2016/

 

 

12 au 26 novembre SSI Semaine de la solidarité internationale en Bugey 2016 :

superbe programme sur ce lien http://www.entre-autres.org/semaine-de-solidarite-internationale/

Mardi 15 novembre 18h DEBAT TRANSITION ENERGETIQUE : L’HYDROGENE

Base d’aviron de VIRIGNIN/ organisé par Jean Christophe NIEMAZ

L’intervenant est M Amaré directeur de la société ATAWAY au Bourget du Lac qui conçoit des stations d’approvisionnement en hydrogène pour tout un tas d’application (bâtiments, sites isolés, vélo, automobiles, etc.…)
thèmes qui vont être abordés: L’hydrogène l’énergie du futur :
-qu’est-ce que l’hydrogène, pourquoi est-ce un vecteur énergétique (état naturel, sous quelle forme on le trouve, quelles sont les façons de le fabriquer, le stocker, le transformer)
-quelles sont les applications possibles d’une telle énergie (bâtiments , mobilité, sites isolés…) / en quoi est-elle une énergie verte
-utilisation comme source d’énergie
-utilisation comme moyen de stockage
-Quelles sont les applications significatives déjà en place
-comment se positionne la France / marché mondial …il y a-t-il des freins à son développement (lobbies pétroliers / nucléaire / gaz de schistes…)
-Atawey  Qu’elle est son activité: Pourquoi un tel choix, quel parcours / contraintes et satisfactions Les ambitions d’ATAWAY, Les innovations futures
Jean-Christophe NIEMAZ Directeur travaux ZAC des Fontanettes-73170 YENNE Mail: vtm-couturier.niemaz@orange.fr

Jeudi 17 novembre Projection-débat

Pont de Beauvoisin « et moi et moi? » en savoir plus sur  http://la-cen.org/

23 novembre 29 novembre 2016: Dans le cadre de ‘l’Année Animée des paysages du Bugey’

Quatrième atelier (reporté) consacré à la Plaine du Rhône et au Mollard de Don.  Organisé par le CAUE (conseil d’architecture et d’urbanisme et Environnement) de l’Ain Caroline BELLOT  Paysagiste, CAUE DE L¹AIN
 E-mail : cbellot@caue-ain.com
Cet atelier se déroulera en deux temps d’animation :
–    ‘Les paysages en chemin’ (atelier sur site) – le mercredi 23 novembre 2016 de 14h à 17h30 (lieu de rendez-vous à préciser) – Travail d’observation, d’échanges et de lecture des paysages
–    ‘Les paysages autour de la table’ (atelier en salle) – le mardi 29 novembre 2016 après-midi (lieu dans la Plaine du Rhône à préciser) – Travail d’approfondissement de certaines thématiques en lien avec le paysage
En cas de mauvaises conditions météorologiques pour le parcours sur site, nous pourrions être amenés à déplacer ultérieurement les dates des deux temps de l’atelier.
Pour télécharger le pré-programme de l’Atelier sur site du mercredi 23 novembre 2016, cliquez ici

 

MERCREDI 30 NOVEMBRE 2016/  18H30  « Conférence histoire des jardins » Association j’art d’ain partagé (entrée libre) SALLE 1 MAISON DES SOCIETES

Thèmes abordés: Esthétiques du jardin dans l’histoire jusqu’aux jardins contemporains et aux jardins partagés. lien site http://jartdainpartage.org/

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 Mardi 6 décembre : Indaba de l’association entre-autres     » Info ou intox ? »

 en savoir plus sur le site entre-autres

Vendredi 16 décembre Soirée de lancement – fête des courts-métrage

Cinéma l’Arlequin- Belley http://www.entre-autres.org/ et http://www.anforea.net/2016/09/la-fete-du-court-metrage.html

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présentation de l’association « stopforages Bugey »

L’association Stop Forages Bugey existe depuis 2011 . Elle a vu le jour dans le contexte du développement des gaz de schiste aux Etats-Unis ainsi que de la surprise de la population locale concernant l’existence d’un permis de forages d’hydrocarbure conventionnel sur le plateau d’Hauteville :le permis des Moussières.

La mobilisation d’une partie de la population contestant la réalisation de tout type de forage sur le territoire national a été importante. A l’heure actuelle, ce permis n’a pas été renouvelé.

La question des gaz de schiste reste toutefois en suspend pour l’avenir. Un accord économique de libre échange ente l’Europe et le Nord Amérique est en cours de négociation, sous le nom de Grand Marché Transatlantique (GMT). Cet accord menace directement les mesures nationales d’interdiction d’exploitation des hydrocarbures de roche mère dont les gaz de schiste.

De plus, la réforme du code minier n’est pas encourageante. L’enquête publique n’est pas demandée pour les demandes de permis d’exploration, et l’ensemble de cette réforme est favorable aux compagnies pétrolières.

Par ailleurs, le prix de l’énergie fossile a récemment chuté. Les gaz de schiste ne sont plus rentables, d’autant plus que la bulle spéculative entretenue depuis leurs émergences aux USA est en cours d’implosion. Le gaz de schiste couterait ainsi plus cher que son coût de revient!

Parallèlement la crise économique en Chine influe sur la demande en énergies fossiles mondiale. Elle est actuellement en diminution, alors que les pays de l’OPEP n’envisagent pas de baisse de leur production.

Cette surproduction a diminué le prix du baril, mais reste une aberration à l’heure de la nécessité du développement des énergies renouvelables.

La transition énergétique apparaît ainsi indispensable pour un mode de vie durable.

L’association prévoit donc de participer au week-end de la transition le 25-26 septembre, et organise une soirée d’information sur le scénario Négawatt à la Maison des Sociétés de Belley à vendredi 16 octobre

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Le revenu de base, un outil indispensable pour une transition

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Les journées d’été du revenu de base se sont déroulées cet été à Poisy près d’Annecy du 19 au 22 Août 2015. Elles ont été une occasion de remettre sur la table l’idée d’un revenu de base universel et inconditionnel comme un élément indispensable de la sortie de la crise du capitalisme telle que nous la vivons aujourd’hui avec les conséquences sociales et environnementales que nous connaissons.

Précisons cette idée de revenu de base :  c’est un revenu accordé à tous les individus pendant toute la vie et de manière inconditionnelle. Ce revenu doit être suffisant pour permettre à l’individu, si il le désire de vivre sans travailler. (lien)

Cette idée qui paraissait encore utopique il y a quelques années devient maintenant une solution incontournable pour palier aux défis économiques et environnementaux que nous rencontrons désormais  ; défis environnementaux qui vont s’amplifier dans les années à venir!

Marina Chélépine et Stéphanie Turpaud du groupe local Ain-Savoie discutant avec Jean Eric Hyafil à propos du livre blanc du revenu de base lors des journée d'été 2015
Marina Chélépine et Stéphanie Turpaud du groupe local Ain-Savoie discutant avec Jean Eric Hyafil à propos du livre blanc du revenu de base lors des journées d’été 2015

En effet, notre économie est basée sur l’idée d’une croissance économique perpétuelle. Cette croissance a pour but de créer des nouveaux emplois pour palier ceux qui ont été détruits par le développement de la mécanisation, de la robotique et par internet.

Cependant, ce schéma ne fonctionne plus depuis quelques années à cause de deux facteurs. Premièrement la croissance n’est pas suffisante pour absorber les emplois détruits par l’augmentation de la mécanisation.  En effet, une croissance de 1,7% est nécessaire pour remplacer les emplois détruits alors qu’on attend péniblement un taux de 0,1 à 0,7%.(lien)

Il faut bien comprendre que tout est mis en œuvre pour développer  cette croissance. Les lois environnementales restrictives ont été bannis aussi bien par les gouvernement de droite que ceux du gouvernement Hollande. Et là, on est en  face d’un autre problème : celui là environnemental avec non seulement le médiatique réchauffement climatique, mais aussi tous les autres problèmes que je ne décrirai pas, mais dont la conséquence à plus ou moins court terme sera une épidémie de cancer et autres maladies (qui a déjà commencé).

Deuxièmement, nous assistons aussi au développement d’une robotisation bon marché avec une arrivée de nouvelles machines et de nouveaux robots remplaçant de plus en plus d’employés. Ce phénomène est aisément vérifiable si on regarde les péages d’autoroute ou si on va dans quelques chaines de magasins de sport ou d’alimentation rapide. Les machines sont de plus en plus nombreuses chaque année. Avec des chiffres d’affaire qui grosso-modo stagnent, la robotisation est une façon d’augmenter la rentabilité de ces enseignes en baissant la charge de personnel. N’oublions pas qu’une machine peut travailler tous les jours, qu’elle n’a pas besoin de se reposer, qu’elle n’a pas besoin de pause, qu’elle n’a pas de charge pour sa retraite, sa maladie et son chômage. Elle n’a aussi pas de revendication salariale et n’est pas syndiquée. En plus, son coût est seulement calculé dans son amortissement ce qui fait qu’ auprès des actionnaires, c’est plus facile de mettre un budget dans les machines plutôt que dans le personnel même si quelquefois ces machines sont encore cher (cependant le cout des robots baisse). Les médias ont en effet diabolisé les coûts de personnel.Cela a évidemment des conséquences sur la vie des gens puisque jusqu’à maintenant, nous sommes obligés de travailler pour se nourrir (le revenu de base n’est pas encore mis en place).

Mal être au travail, travail inutile ..le schisme entre le travail rémunéré et l’activité utile .

Ces conséquences sont de deux ordres : une casse du social et des droits du travail puis un mal être généralisé au travail (on est de moins en moins indispensable …).
Cela est renforcé par l’idéologie judéo-chrétienne dans laquelle nous sommes baignés : « Qui ne travail pas ne mérite pas de manger «  (St Paul) idéologie qui stigmatise tout « ‘inaction » en jugeant les   « chômeurs » et  en les  culpabilisant systématiquement. Cela met évidemment de coté toutes les activités bénévoles ou pas assez rentables pour assurer un salaire indifféremment de leur utilité ou pas.

Cela nous fait rebondir sur l’utilité de certains emplois. Le sociologue et anthropologue  David Graeber avait pointé justement dans son article « Bullshit jobs » le nombre d’emplois dans le tertiaire qui ne servaient à rien (lien). De leur coté, la coordination contre le Lyon Turin et le mouvement no tav en Italie se sont aperçu de l’inutilité de grandes infrastructures que l’on construisait ou qui était construite. Cela a abouti à la création du « forum contre les grands projets inutiles » qui recensent   chaque années de plus en plus de projets inutiles. (lien)

Si on prend l’exemple de l’aéroport notre dame des Landes, les opposants au projets ont non seulement mis en avant l’inutilité du projet mais aussi les conséquences néfastes de ce projet sur l’environnement. Les opposants aux grands projets inutiles ont aussi démontré que l’argument des emplois créés était annihilé du fait de l’utilisation de plus en plus systématique d’outils et de machines remplaçant la main d’œuvre humaine et en parallèle une main d’œuvre extra-européenne qui n’a aucune protection sociale. De ce fait, il n’est pas étonnant que les prévisions d’emploi étaient divisées par 10  par rapport à ce qui était annoncé par les promoteurs de ces chantiers.

Il est aussi important de mentionner le secteur du bâtiment dont le but ultime est la spéculation. Spéculation qui ne l’oublions pas à conduit à une offre trop importante et à la crise des subprimes (je le fais court). Cependant cette offre importante n’a pas résolu le problème du mal logement ou du logement social ; au contraire, à chaque plan de réhabilitation de logements sociaux (destruction de barres d’immeubles et construction de plus petits modules avec un standing supérieur), on s’est aperçu que la classe la plus pauvre se trouvait exclu, donc perdait son logement et venait gonfler ceux qui n’arrivent pas à se loger décemment.

N’oublions pas que l’immobilier est aussi responsable de la perte et destruction d’une grande partie des terres agricoles et naturelles et que cette destruction ne se justifie donc pas.

Donc nous voyons que l’association travail rémunéré et activité utile est loin d’être automatique. Que celui qui reste chez lui peut être infiniment plus « utile » à la fois à la société, à l’économie et à l’environnement que celui qui fait un des travails rémunérés inutiles cités précédemment.

Cela nous amène à la question suivante : quel est le but d’augmenter le PIB ? celui de créer de nouveaux travaux mais pour quoi faire ? Le PIB comme indicateur est lui-même sujet à des contestations. Comme le dit Pierre Rhabi, « polluer une rivière pour qu’une entreprise la nettoie ensuite va augmenter le PIB », pourtant le résultat est nul(voir négatif car on ne dépollue pas définitivement un site). Le PIB n’a aussi aucun rapport avec notre bonheur. On peut mesurer celui-ci avec la quantité de drogue qui est consommée chaque année par la population, qu’elle soit légale (alcool, cigarettes, antidépresseurs, somnifères, etc…) ou illégale. La société centrée autour de cette valeur travail est donc triste et dépressive.(lien)

Le revenu de base permet donc de penser une autre société où l’activité est déconnectée de l’actuelle valeur Travail mortifère. Même dans le cas ou le revenu de base est associé au travail, il permet un meilleurs rapport de force du salarié et renforce sa confiance donc son épanouissement.

Déconnecter le revenu de l’activité permet aussi de changer la nature et la forme des projets. Actuellement, plus un projet est cher, plus on gagne de l’argent. Je prends par exemple un projet de parc paysager. Il est évident pour l’architecte comme pour l’entrepreneur que plus il y aura des travaux à faire (mur de soutènement, bétons, terre déplacée, mobiliers urbains), plus le projet sera vendu cher, plus ceux-ci gagneront de l’argent. Un projet simple de tiers paysage (lien) ou de jardin en mouvement (lien) sans l’utilisation  de la pelleteuse, sans l’utilisation de bétons, en utilisant la flore endémique et sans mouvement de terre entraine l’architecte et plus encore l’entrepreneur à être pauvre. Pourtant ce dernier projet est bien plus écologique que le premier. Il est moins gourmant en CO2, en énergie grise ; il respecte la flore naturelle beaucoup plus riche en insectes auxiliaires et respecte les écosystèmes en place. Et c’est un exemple parmi d’autres.

Une transition de la société passera donc par la mise en place d’un revenu de base qui déconnectera le revenu de l’activité. Il permettra une décroissance souhaitable de ce que j’appelle » l’économie de l’inutile » tout en protégeant  ceux qui n’auront plus d’activité lucrative.

Quelles sont les « activités utiles » non lucratives qui vont se développer? Pour cela je fais confiance à votre imagination. Je donne cependant deux pistes : Les personnes qui ont développé la permaculture ont elles été des salariés des entreprises agro alimentaires ou phytosanitaires comme Monsantos et compagnie ? Est ce que les « trouveurs » qui ont développé les énergies renouvelables l’on fait pour le lucre ou l’ont il fait pour démontrer qu’il y avait une alternative au nucléaire ?

« le revenu de base c’est la marche suivante dans la lutte pour une meilleurs équité sociale »

A ceux qui pensent toujours que la mise en œuvre d’un revenu de base est utopiste je les renvoie à ce qui existe déjà (acquis sociaux) et aussi à l’histoire. Nous ne partons pas de rien puisque nous bénéficions déjà d’un matelas de protection sociale avec tout un panel d’allocations (chômage, vieillesse, maladie, etc) et que le chemin à parcourir n’est pas si grand que cela (techniquement et financièrement bien sûr). La difficulté n’est donc pas technique mais culturelle. L‘histoire nous montre que la mise en place de droits sociaux n’a pas été conditionné à une prospérité économique. Les congés payés ont été mis en place pendant la crise économique qui a succédé au crack boursier de 1929 et la sécurité sociale, elle, a vu le jour après la deuxième guerre mondiale alors que la France était à genou économiquement parlant.

Donc loin d’être une utopie, le revenu de base en plus d’être un outil face au défis économiques et environnementaux qui nous attendent, il est aussi la marche suivante dans la lutte pour une meilleure équité sociale

Emmanuel Coux

L'atelier sur la votoation Suisse qui va avoir lieu en 2016 proposé par le groupe local de Genève lors des journées d'été du revenu de base à Annecy
L’atelier sur la votoation Suisse qui va avoir lieu en 2016 proposé par le groupe local de Genève lors des journées d’été du revenu de base à Annecy

 

 

La maison de Savoie et ses origines dans le diocèse de Belley ; une vision différente du « roman national »

Nous publions ici la conférence intégrale de Laurent Ripart, chercheur médiéviste, maître de conférence à l’université de Savoie qui nous propose de comprendre l’origine de la principauté de Savoie. Jusqu’alors, l’historiographie traditionnelle savoyarde plaçait l’origine de cette maison en Maurienne.

Ce qui est aussi et surtout intéressant dans cette conférence, c’est que l’historien sort du traditionnel : de ce que les profs d’histoire géo appellent  le « roman National Français ».

En effet, le cadre ici, et c’est ce qui est intéressant, est un royaume voisin du royaume de France mais qui nous concerne beaucoup puisqu’il était implanté entre autre à Belley, c’est le royaume de Bourgogne, qui sera nommé plus tard, royaume de Vienne et d’Arles. Le nom de ce royaume ne doit pas nous induire en erreur : comme le dit le conférencier, la bourgogne actuelle en est exclu. Ce royaume est un vaste ensemble qui comprend la Suisse Romande, le Val d’Aoste, les régions Franche Comté, Rhône Alpes et Provence cote d’Azur.

Ce qui va nous intéresser plus particulièrement, c’est la partie centrale de ce royaume, qui comprend une partie de la Suisse romande et une partie de la région Rhône Alpes. Son nom « Bourgogne » vient du fait que le royaume de Bourgogne est héritier des Burgondes. Cette géographie nous amène aussi à nous intéresser sur le peu de pertinence de la constitution d’une grande région Rhône alpes Auvergne qui n’a aucun sens ni géographique, ni culturel, ni historique.

 

Il est enfin intéressant de lire les premières lignes du prologue  du Livre : « le royaume de Bourgogne autours de l’an mil » que je vous livre ici : « Aucun états modernes ou contemporains n’ayant jamais cherché à se situer dans l’héritage du royaume de Bourgogne, cette monarchie post-carolingienne n’a pas suscité un grand intérêt parmi les historiens ».

Ainsi, en dehors du « roman national », l’histoire d’un territoire qui englobe un gros quart de la France est tous simplement « oublié ». Cet « oubli » porte un rude coup si on prend en compte que l’enseignement de l’histoire a comme mission officiel d’être le plus objectif possible ; ce qui est évidemment un mensonge et l’exemple ci-dessus le montre très bien. Ce ne serait pas grave si cela n’avait pas de conséquence. Ainsi, on nous rapporte souvent que « connaitre les vieilles choses » est « inutile » et que l’histoire est » largement secondaire ».

On nous fait ainsi apprendre quelques dates correspondant à des évènements et par ce procédé, ceux-ci nous font la démonstration d’une science objective et irréfutable. Malheur à celui qui n’a pas appris ces dates et nous voyons ainsi surgir des articles comme quoi personne ne connait plus « l’histoire de France » et qu’il est nécessaire de la ré inculquer , tout en mettant de côté évidemment ce qui ne concours pas à la glorification du « roman national ».

Cet acharnement visant à contraindre la science historique à un roman national montre l’enjeu de la connaissance du passé qui est de  forger une culture et une identité. Et la culture et l’identité sont les fondements d’une nation.

C’est dans cette optique, qu’après 1870, face à des historiens Allemands qui ont intégré le royaume de Bourgogne dans leur « roman national » (histoire national), René Pourpardin ainsi que Paul Fournier vont s’intéresser à l’histoire de ce pays (le royaume de Bourgogne) afin de l’intégrer à leur tour dans le « roman national Français ». (N’oublions pas qu’une partie de ce royaume – Nice et Savoie- vienne tous juste d’intégrer la France – 1860-)

Ces historiens vont ainsi démontrer ce qui parait être une absurdité mais que nous avons tous admis  : qu’un pays ne peut pas être un pays (Cela montre comment nos cerveaux peuvent intégrer l’incohérence. Parce que évidemment, le royaume de Bourgogne a été un pays) et surtout que le royaume de Bourgogne ne pouvait pas prétendre à une continuité historique. Il ne s’agit pas de faire de l’uchronie mais seulement de constater des faits : ce seront pratiquement les seules recherches importantes sur ce royaume jusqu’aux années 1990/2000. Ces dernières ont fait l’effet d’une redécouverte sur le plan scientifique. Nous pouvons ainsi remercier l’Europe mais aussi les différentes  politiques  de décentralisation qui ont permis l’émergence de ces recherches historiques.

Mais, il faut enfin souligner,  malheureusement, que pour ceux qui ne lisent et ne comprennent pas l’Allemand, il n’y a pas d’autres sons de cloches actuellement sur le royaume de Bourgogne (ou d’Arles)  entre le 12e et le 15e siècle que l’ouvrage de Fournier et que la recherche entre le VII e et le IXe siècle est encore très lacunaire.

Cet exemple peut être considéré comme une approche à la fois de la complexité historique, de la complexité à enseigner l’histoire mais surtout une façon de montrer que loin d’être inutile et « sans intérêt »,  l’histoire oriente, masque ou ouvre sur différentes réalités selon que les évènements sont mis en valeur, sous estimés ou cachés.

 

Voici la conférence de Laurent Ripart du 15 octobre à Belley en trois vidéos organisée par la société savante « Le Bugey » :

Auteur : Emmanuel Coux

Bibliographie :

René Pourpardin : le royaume de Bourgogne (888- 1038), étude sur les origines du royaume d’Arles http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5530689v.r=Poupardin+Ren%C3%A9,+le+royaume+de+bourgogne.langFR

plus actuel :

« Le royaume de Bourgogne autours de l’an mil », collectif, presse universitaire de Savoie http://cem.revues.org/11188

François Demotz : L’an 888, le royaume de Bourgogne, une puissance au bord du Léman. Lausanne, presse universitaires et polytechniques romandes (le savoir Suisse, 83) 2012,

http://www.cairn.info/revue-medievales-2014-1-p-211.htm

pour info, le programme du colloque très récent sur le royaume de Bourgogne (au sens large c’est à dire des Burgondes 443 juqu’à 1032) : « les royaumes de Bourgogne jusqu’en 1032 à travers culture et religion ». 2-4 octobre Besançon.

http://ciham.ish-lyon.cnrs.fr/royaumes-bourgogne-jusque-1032-travers-culture-religion

Laurent Ripart : « Le royaume rodolphien de Bourgogne » fin IX e et début XI e https://www.academia.edu/6787859/_Le_royaume_rodolphien_de_Bourgogne_fin_IXe-d%C3%A9but_XIe_s._dans_M._Gaillard_M._Margue_A._Dierkens_et_H._Pettiau_dir._De_la_mer_du_Nord_%C3%A0_la_m%C3%A9diterran%C3%A9e_Francia_media_une_r%C3%A9gion_au_c%C5%93ur_de_l_Europe_c._840_-_c._1050_Luxembourg_2011_p._429-452

sur l’enseignement de l’histoire :

http://emmanuelcoux.over-blog.com/article-le-royaume-de-bourgogne-un-royaume-oublie-au-coeur-de-l-europe-123245430.html

Laurence de Cock et le collectif aggiornamento :

http://chrhc.revues.org/3424

la fabrique scolaire de l’histoire du Figaro :

http://blogs.mediapart.fr/edition/aggiornamento-histoire-geo/article/161012/la-fabrique-scolaire-de-lhistoire-du-figaro

Restitution table ronde N°3 « jardin planétaire et territoires en transition »

ASSISES DE LA TRANSITION en BUGEY

SAMEDI 28 JUIN 2014

10H30-12H

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RESTITUTION TABLE RONDE N°3

« Jardin planétaire, territoires en transition »

Qu’est-ce être un « jardiner » au 21ème siècle? L’accession a la terre doit-elle devenir un privilège, pour qui? Pourquoi et à quelles fins? Quelles sont les stratégies à la portée de tout citoyen pour se réapproprier le vivant, de la semence à l’alimentation?

Le tour de table a permis de connaitre et présenter les attentes de chacun. Il y avait des citoyens soucieux de leur alimentation, élus, agriculteurs ou personnes issues du milieu associatif : amap, projet de jardin partagé, militant pour les semences, le j’art dain partagé de belley..

1) Le « constat »

-Le monde agricole et ses processus : Gérard Boinon intervenant, agriculteur a la retraite (céréales et porcs), ancien secrétaire de la confédération paysanne, a pu parler de « l’exploitant agricole » et de sa condition de « prisonnier » dans la société actuelle. L’exploitant agricole est bloqué entre crédits, ,investissements/ rentabilité et pratiques agricoles qui mettent en danger sa propre santé. L’accident est arrivé pour lui (en repandant un insecticide ) et lui a ouvert les yeux. La reconversion a été très difficile et partielle parce qu’engagé dans la voie « agro industrielle du porc »..c’est ce qui l’a amené a opérer une « transition » afin de devenir un « paysan » et non plus un « exploitant ». Désormais Gerard Boinon revendique l’identité de « paysan » ; le type de relation que cela implique avec la terre, avec le monde: observation de ce que l’on va appeler désormais des « auxiliaires » au travail agricole ou du jardinier; les insectes, les oiseaux, les champignons etc ne sont plus des « nuisibles » mais précieux alliés qui donne au paysan une qualité de vie et poésie d’un métier à redécouvrir.

Sylvain Chrsitophe deuxième intervenant, Agriculteur (céréalier) actuellement en phase de reconversion professionnelle pour devenir « paysagiste » constate l’absurdité de sa situation face à un métier qui ne lui apporte plus satisfaction dans son rapport à la terre. Il explique comment il s’est vu payé pour arracher les haies et désormais pour les replanter. Aussi victime d’un accident de santé suite à l’usage des produits agricoles chimiques ,Sylvain Christophe s’ oriente pour devenir « paysagiste » a la façon de Gilles Clément . De la notion de « jardin planétaire » au jardin en mouvement, le rapport a la terre est inspiré d’ une philosophie du jardin qui redéfinit le rôle du jardinier, en accordant une place centrale à l’observation, et qui repose sur l’idée de coopération avec la nature

Yves Thoumine troisième intervenant: Ancien adjoint à l’urbanisme à la ville de Belley, fait partie de la communauté de commune et syndicat mixte.
Mr Thoumine a pu nous expliquer ce qu’est le SCOT: En France, le schéma de cohérence territoriale, abrégé SCOT ou SCoT est un document d’urbanisme qui détermine, à l’échelle de plusieurs communes ou groupements de communes, un projet de territoire visant à mettre en cohérence l’ensemble des politiques sectorielles notamment en matière d’urbanisme, d’habitat, de déplacements et d’équipements commerciaux, dans un environnement préservé et valorisé. Il a été instauré par la loi SRU du 13 décembre 2001.

La loi portant engagement national pour l’environnement dite Grenelle II2 du 12 juillet 2010 renforce les objectifs des SCOT, ainsi que des plans locaux d’urbanisme (PLU) et cartes communales : ces plans, cartes et schémas doivent ainsi contribuer à réduire la consommation d’espace (lutter contre la périurbanisation), préserver les espaces affectés aux activités agricoles ou forestières, équilibrer la répartition territoriale des commerces et services, améliorer les performances énergétiques, diminuer (et non plus seulement « maîtriser ») les obligations de déplacement, réduire les émissions de gaz à effet de serre, et renforcer la préservation de la biodiversité et des écosystèmes (notamment via la préservation et la remise en bon état des continuités écologiques).

2) Les projets ou pistes de travail

  1. La démarche de l’AMAP terre de fermes à Belley a pu être présenté par Cecile Junet présidente . Les personnes soucieuses de leur alimentation locale et saine ont découvert cette AMAP et souhaitéés avoir plus de renseignements et éventuellement en faire partie
  1. L’association j’art d’ain partagé représenté par sa présidente Marina Chélépine a soulevé l’intéret pour le SCOT en tant qu’association et a demandé en tant qu’ association de voir quelle rôle est-il possible de jouer dans l’élaboration ou concertation sur le SCOT . Et ainsi de faire pédagogie auprès des citoyens sur les enjeux (qui nous concernent tous) du shéma de cohérence territoriale.
  2. Un réseau de bourse et d’échanges de graines sur le Bugey a été présenté par EVE Corot Morel (biologiste) le principe étant de faire planter ces semences dans les jardins afin de maintenir vivant ce patrimoine végétal local non catalogué. Un listing de jardiniers permettra d’organiser des trocs pour s’echanger ses semences d’année en année.
  3. Un projet de jardin partagé va-t il voir le jour à Culoz?

Pour en savoir plus et voir les photos  des assises de la transition en Bugey: le blog de l’association j’art d’ain partagé: http://jartdainpartage.over-blog.com/2014/06/plein-succes-des-premieres-assises-de-la-transition.html

 

MARINA CHELEPINE, le 2 juillet 2014

les assises de la transition ont commencé

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Journée très dense mais aussi très positives pour cette première journée des assises de la transition avec un grand nombre d’intervenants et de participants pour les différents débats : énergie, économie, éducation, sobriété heureuse, jardin planétaire et santé.

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je rappelle que les contributions sont sur ces pages et que des synthèses sur les différents thèmes abordés seront en ligne ultérieurement sur ce site.

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les discutions ont été très enrichissantes et ont permis de voir comment approfondir certains thèmes et comment concrétiser certaines idées.

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On remercie la maison St Anthelme ainsi que Pascal cuisinier indépendant et novateur, David pour la logistique, ainsi que les nombreux bénévoles qui sont encore là ce dimanche pour assurer le succès de cet évènement.

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Certaines tables rondes se sont passées dans le jardin :

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la restitution s’est passée dans la bonne humeur :

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Le film, « sous les pavés la terre », projeté à la maison des sociétés a eu beaucoup de succès (avec l’intervention de Gérard Boinon) :

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Les assises continuent ce dimanche avec de nombreux ateliers, repas, buvette, ainsi que des visites du jardin éco-paysager de St Anthelme.