La « transition » késako?

  C’est une insurrection de conscience citoyenne pour informer et mettre en place des projets locaux plus respectueux de la nature et de l’Être. C’est assurer la résilience de la région face au double défi que représentent le pic pétrolier et le dérèglement climatique, et, amorcer ainsi une transition vers un monde soutenable et durable.

La transition en Bugey, comment et pourquoi ?

Suite aux « Assises de la transition en Bugey » (28 et 29 juin 2014)  un collectif BUGEY EN TRANSITION a été formé avec des associations, des citoyens et c’est ce réseau de liens que l’évènement annuel de la journée de la transition nous permet de consolider afin d’élaborer un projet de société qui nous appartient, à notre mesure, à notre rythme etc…

L’idée est donc d’échanger sur nos projets et pratiques afin d’être une force citoyenne de proposition: faire résonner, coopérer, convaincre, se relier pour construire un vivre ensemble heureux dans une société soutenable.

contact   jartdainpartage@Yahoo.fr  

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HISTOIRE D’un MOUVEMENT

Le mouvement de Transition est né en Grande-Bretagne en 2006 dans la petite ville de Totnes. L’enseignant en permaculture Rob Hopkins avait créé le modèle de Transition avec ses étudiants dans la ville de Kinsale en Irlande un an auparavant. Il y a aujourd’hui plus de 2 000 initiatives de Transition dans le monde,  en 44 pays, dont 150 en France, réunies dans le réseau International de la Transition.

Il s’agit d’inciter les citoyens d’un territoire (bourg, quartier d’une ville, village…), à prendre conscience, d’une part, des profondes conséquences que vont avoir sur nos vies la convergence du pic du pétrole et du changement du climat et, d’autre part, de la nécessité de s’y préparer concrètement. Il s’agit de mettre en place des solutions fondées sur une vision positive de l’avenir et qui visent à :

  • réduire fortement, individuellement et collectivement, la consommation d’énergie d’origine fossile et nos émissions de CO2
  • renforcer la résilience de nos territoires, leur capacité à absorber les chocs à venir, par  une relocalisation de l’économie (alimentation, ENR…)
  • renforcer les liens, les solidarités et la coopération entre l’ensemble des acteurs du territoire
  • acquérir les compétences qui deviendront nécessaires au renforcement de notre autonomie

Dès lors, chaque groupe local de Transition trouvera par lui-même les solutions qui lui conviennent en fonction de ses ressources et de ses enjeux. Il n’y a pas de réponse toute faite. Le modèle de Transition offre un cadre de travail cohérent mais non coercitif. Le fonctionnement des groupes est horizontal et participatif.

Une initiative de Transition est une sorte catalyseur de “toit” commun qui a comme objectifs de :

  • mettre en place des actions concrètes (achats locales et collectives, jardins partagés , monnaie locale, Incroyables comestibles, repairs cafés recyclerie, fête, conférences…) souvent à partir de projets dormants
  • soutenir et valoriser les réalisations portées par d’autres (associations, Agenda 21, entreprises…)
  • encourager et favoriser la convergence entre les initiatives citoyennes et entre ces initiatives et les actions des pouvoirs publics sur les territoires

Pourquoi agir localement?

  • parce que l’économie devra inévitablement se re-localiser en grande partie
  • parce que c’est le niveau auquel les citoyens peuvent inventer des solutions bien adaptées à leur réalité et passer à l’action
  • parce que c’est près de nous se trouvent les gens, les ressources et les solidarités pour agir
  • parce qu’il n’y aura pas de lois magiques qui tomberont du ciel, ni de sauveurs bienveillants qui résoudront nos problèmes à notre place

La démarche des initiatives de Transition est résumée dans le Manuel de Transition. Cette démarche consiste à aider les habitants d’un territoire à définir ensemble leur avenir et les solutions qu’ils souhaitent mettre en place. La première étape consiste à établir une vision commune qui dédramatise la mutation à venir et fournit la motivation nécessaire pour s’engager dans un profond processus personnel et collectif de changement. Nous devons atteindre rapidement la masse critique qui va nous permettre de sortir par le haut de cette “crise”.

Nous ne savons pas si ça va marcher, mais nous sommes convaincus que :

“Partout dans le monde, des histoires de gens ordinaires qui font des choses extraordinaires ont été collectées. Des petits territoires et des communautés locales impriment leur propre monnaie, produisent de plus en plus leur nourriture et leur énergie, relocalisent leur économie… Une idée, celle des Transition towns, qui se propage à grande vitesse, une expérimentation sociale optimiste qui propose des réponses et des solutions en ces temps d’incertitude. Dans un monde inondé de tristesse, voici des histoires pleines d’espoir et d’ingéniosité, et de tous ces petits moments qui arrivent quand on plante des légumes à des endroits inattendus”

 

COMMENT EST NE « BUGEY EN TRANSITION » ?

L’association j’art d’ain partagé partant de la création de jardin partagés, du lien social et de la sensibilisation à l’agro écologie par des méthodes de permaculture, a pu rassembler localement à l’occasion de Semaine de la solidarité internationale et du mois de l’Economie Sociale et Solidaire 2014 une impulsion autour du film débat « culture en transition » qui a remporté un vif succès. Que faire pour donner suite à cette impulsion? Partant des deux cartes « mentales obtenues » après la soirée, nous avons constaté qu’un projet concret pouvait donner l’occasion à tous ces acteurs locaux de mieux se connaître en participant et montant un projet commun autour de la transition Une convergence d’initiative : En contact avec l’association stop forage bugey , nous avons trouvé écho à cette envie de fédérer sous la transition ; ils développaient eux mêmes cette nouvelle orientation pour amener une vision positive et des solutions face au pic pétroliers

Un petit groupe de travail s’est mis en place entre ces deux associations et ensemble nous avons commencé à travailler sur cette idée du projet fédérateur des « assises de la transition » qui se déroulerait à la maison st Anthelme à Belley. Assises de la transition le 28 et 29 juin 2014

L’ Objectif était d’inviter les divers acteurs locaux  autour d’un forum ouvert au terme duquel des pistes de travail seront mise en place pour que chacun puisse être acteur de la transition localement dans le bugey. L’aspect festif permettra à ces assises de créer aussi du lien de manière conviviale et dans le cadre des jardins de j’art d’ ain partagé. Effectivement l’évènement fût une belle réussite, et à permis de faire boule de neige au local. Aujourd’hui les « journées de la transition » permettent de ritualiser ce besoin de rencontre réseaux.

 

2 commentaires sur « La « transition » késako? »

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